Edouard Philippe annonce l'abandon du projet NDDL

18 janvier 2018 à 3h53 par Benoit DE MINIAC

OCEANE FM

L'Aéroport du Grand Ouest ne verra donc jamais le jour.
Plus de 50 ans après le lancement du projet, le gouvernement renonce à transférer Nantes-Atlantique.
Une décision, avant tout, pour apaiser les passions et éviter un affrontement avec les opposants... quitte à se mettre une grande partie des élus locaux à dos.

Pour Edouard Philippe, ce fut un “dilemme impossible”. A son arrivée à Matignon, il pensait même devoir “autoriser” la construction de NDDL... mais il a découvert qu'il était devenu “l'aéroport de la division”.
Il compte désormais sur le développement des infrasctructures existentes à Nantes, Rennes et Brest et sur la LGV pour favoriser la Bretagne et l'Ouest.

Une décision, vous le savez, qui a déclenché une avalanche de commentaires, positifs comme négatifs...

Les opposants historiques, zadistes, élus, membres des comités de soutien se sont réunis à la "Vache Rit", sur la Zad, dans une (ex)ferme expropriée, pour fêter la victoire.

- Dominique Fresneau, président de l'Acipa, lui-même né sur la Zad, a pris la parole le premier Écouter le podcast

- Ecoutez le soulagement de Françoise Verchère, co-présidente du CEDPA - le Collectif des Elus Doutant de la Pertinence de l'Aéroport Écouter le podcast

Du côté des partisans, les propos sont tout autre... bien évidemment...

- Ecoutez la réaction de Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole Écouter le podcast

– Ecoutez Alain Mustière, le président de l’asso Des Ailes pour l’Ouest qui militait pour le transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique vers Notre Dame des Landes Écouter le podcast

Notez aussi que ces réactions, en Morbihan.
Pour le député Paul Molac, c'est “une sage décision”.
Mais François Goulard, président du CD, y voit plutôt “une trahison d'Etat”.

Concernant la ZAD, l'évacuation a été reportée au printemps.
Le Premier Ministre demande aux Zadistes de s'en aller d'eux-même, à partir du 30 mars, fin de la trêve hinervale.

Faute de quoi, il devra faire usage de la force.